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Mindfulness, méditation de la pleine conscience*
Si vous êtes comme nombre d’humains de ce monde, vous travaillez sans doute beaucoup, vous avez l’impression que le temps vous échappe alors que les tâches se multiplient, peut-être même avez-vous le sentiment de passer à côté de l’essentiel. Alors, bien-sûr, le stress vous guette au moindre signe de vulnérabilité. Quand il est ponctuel et accompagne une dynamique enthousiasmante, le stress est stimulant. Mais s’il est itératif et se chronicise, il devient une véritable menace pour l’homéostasie et la santé. Dans les années 80, Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine émérite de l’Université du Massachussetts, ouvre la première clinique de réduction du stress par la pratique de la pleine conscience aux Etats-Unis. La pleine conscience est un des enseignements fondamentaux du bouddhisme, issue principalement de la méditation « vipassana », la vision pénétrante de la réalité. C’est une des plus anciennes méditations de l’Inde, redécouverte par le Bouddha il y a 2500 ans et qu’il a enseignée comme remède aux maux universels. Son but est la guérison des maladies physiques et de toutes les souffrances de l’homme. Le protocole de Kabat-Zinn repose sur une pratique méditative intensive de 8 semaines, à raison d’un entrainement d’au moins 20 minutes par jour et de sessions de « pleine conscience » associées à des activités de routine. Par exemple, au lieu de convier ses collègues dans sa salle-de-bain le matin avant de partir au bureau, il est recommandé de prêter son attention sur l’acte de se doucher et donc sur l’instant présent. Car la simplicité, qui est aussi la complexité, de cette pratique réside dans cette notion de ramener doucement notre conscience, notre attention sur ce que nous sommes dans la seconde qui s’écoule. « La pratique de la méditation diminue à court terme considérablement le stress, l’anxiété, la tendance à la colère et les risques de rechute chez les personnes ayant vécu au moins deux épisodes de dépression grave. » Jon Kabat-Zinn. Elle est associée avec succès, notamment, aux Thérapies Comportementales et Cognitives. Les Universités de Madison, Princeton, Harvard, Berkeley, des centres européens à Zurich et Maastricht mènent des recherches intensives sur la méditation et son action sur le cerveau. Des expériences ont montré que la zone du cerveau associée à des émotions comme la compassion présentait une activité considérablement plus grande chez les personnes qui avaient une longue expérience méditative. Ces découvertes indiquent que les qualités humaines peuvent être délibérément cultivées par un entrainement mental. Tout reste possible !
* extrait de l’article de Nolwenn Huyart dans le n° de novembre 09 d’Actives
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